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Produits phytosanitaires : la politique de la commune

Tendre vers le "zéro désherbant", c'est préserver notre santé, améliorer la qualité de notre environnement, mais aussi montrer que des pratiques alternatives existent et sont efficaces.

Préserver notre environnement

Initiée par nos prédécesseurs, la politique de limitation des pesticides est aujourd'hui poursuivie afin d'apporter la contribution de Saint-Colomban à l'effort collectif pour améliorer la qualité de notre environnement et de préserver la nature pour les générations futures. Saint-Colomban était très précurseur à l'époque et est devenu à ce titre une "référence" pour les communes voisines.

A contrario, il n'est pas question d'en faire un interdit idéologique : certaines circonstances peuvent motiver un recours aux pesticides.

Comme de nombreuses collectivités locales, notre commune s'engage à entretenir les espaces publics de façon raisonnée, en limitant le recours aux désherbants au strict minimum à savoir :

  • la destruction des espèces végétales invasives (chardons, liserons, renouées du japon...)
  • le nettoyage du terrain avant création de nouveaux espaces verts  (plantes vivaces, gazons...).
  • les espaces empierrés en milieu urbain, tel le cimetière que les Colombanais aiment voir bien désherbé.

Cette utilisation très réduite se doit, en outre, de respecter des critères précis : il n'est pas question de traiter des zones humides, des fossés ou abords de fossés, des zones imperméables (pour cause de ruissellement), des espaces fréquentés par les enfants.

L'extrême limitation de l'utilisation des pesticides a modifié en profondeur les travail des agents techniques municipaux:

La quasi totalité du désherbage est faite manuellement (binage, utilisation du paroir) ou mécaniquement (débroussailleuse à dos, débroussailleur sur tracteur). Cette évolution a évidemment fortement augmenter le temps nécessaire à l'entretien des espaces communaux. La menace de proximité des produits phytosanitaire est réduite mais la pénibilité du travail accrue (troubles musculo-squelettiques notamment). Il s'agit donc de limiter là aussi au maximum les interventions manuelles de désherbage.
L'utilisation de paillage entend répondre à cette exigence et permettre de limiter la pousse des adventis (ce que l'on nomme à tord les mauvaises herbes). Paillage d'écorce, de broyage d'arbres entiers, de chanvre ou de cacao couvrent donc les massifs et jardinières afin de limiter l'entretien.

Les autres méthodes alternatives au désherbage chimique pourraient être envisagées. Elles ne répondent pourtant pas idéalement au problème. L'aspersion d'eau bouillante (aquacide) est gourmande en eau et en énergie et elle favorise la repousse du fait de l'arrosage du sol. Le brûlage est efficace directement mais le fait de chauffer la terre active la germination des graines enfouies. En outre l'utilisation est dangereuse (risque de brûlure) et peu recommandée aux périodes estivales où le risque d'incendie est fort. Le système de mousse de coco (waipuna) semble lui aussi efficace mais sa mise en œuvre est extrêmement coûteuse.
Enfin, des essais ont été réalisés dernièrement. Il s'agit d'une désherbeuse/balayeuse qui permet de "traiter" sans produit les trottoirs. Cette machine, qui peut s'apparenter à une moto bineuse, peut aussi recevoir d'autres accessoires et devenir faucheuse par exemple. Bien sûr, le montant de cet investissement est conséquent, mais la municipalité prendra en compte les paramètres coût, efficacité, respect de l'environnement, préservation de la santé des agents afin d'arbitrer.

Mettre en évidence d'autres pratiques efficaces

L'action municipale a vocation à servir d'exemple pour entrainer les Colombanais vers des réflexes plus respectueux de l'environnement.
Quel jardinier expérimenté ou non n'a pas un jour augmenté les doses de produit pour être sûr que le désherbage soit efficace ? Quel propriétaire (ou locataire) n'a pas hésité à "mettre propre" le trottoir ou pire encore le fossé devant chez lui ?
Mais parlons aussi de notre santé : qui n'a pas vu son voisin en sandales, cigarette à la bouche passer du désherbant dans ses allées ? ou encore, à plus grande échelle, l'agriculteur ou le maraîcher asperger, d'on ne soit quoi, ses cultures sans prévenir les voisins directs de son action ?

Ces pratiques ne sont visiblement pas dangereuses pour la santé ou l'environnement. Elles sont perfides et promettent des dégâts aux conséquences graves, à moyen ou long terme : cancers, mélanomes pour les êtres vivants, pollutions et atteinte de la biosphère pour la nature.

On ne peut rejeter sur autrui la responsabilité d'un scénario annoncé depuis longtemps.
Chacun peut agir en réduisant au maximum tous ces produits ou en les proscrivant complètement.
La municipalité continuera à promouvoir des pratiques douces et encourage les Colombanais(es) à y réfléchir afin de préserver leur santé, celle de leur famille et la qualité de leur cadre de vie.